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Solitudes urbaines

Quand je photographie, je suis seule. C’est ma manière d’être dans la ville : marcher sans but précis, observer, attendre que quelque chose se passe. Cette errance fait partie de ma pratique. Elle me met dans un état où je suis disponible, attentive, un peu en retrait du monde mais complètement présente.

Dans ces moments-là, je croise d’autres solitudes. Des personnes qui, comme moi, avancent dans leurs pensées ou leur histoire. Mes photos sont souvent la rencontre de ces deux errances : la mienne et la leur.

Je ne cherche pas à raconter leur vie, juste à reconnaître cet instant où nos chemins se croisent. C’est ma façon de dire : je t’ai vu et nous ne sommes plus tout à fait seuls.

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